La mort de ma meute

La mort de ma meute
Kazan.

Mon chien sera euthanasié demain. J'accompagnerais mon père et ensemble on le regardera mourir, s'éteindre. Je fixerais probablement son regard jusqu'à ce que ses yeux se ferment pour ne pas que j'aie à voir le voile qui se pose doucement sur les siens. Ce sera la dernière chose que fera Kazan pour moi, sa dernière façon de me protéger.

Je repense à un passage d'un livre qui m'avait fendu le c½ur... j'ai l'esprit qui part dans tous les sens, mais pour une fois je trouve ce sens sensé. Je veux dire... adapté. Aux « circonstances ». Ou tout autre genre de mot pour éviter de dire qu'il va mourir.

L'air demeurait vif et chaque fragrance était aussi nette et clair que le tintement d'une lame neuve ; grâce à l'odorat du loup, aucune ne m'échappait et je les reconnaissais toutes. Le monde nous appartenait. « Le temps du changement », dis-je à ¼il-de-Nuit. « En effet. Il est temps de changer, Changeur ».
Des souris bien en chair récoltaient des graines sur les graminées, mais nous les laissâmes tranquilles. Au sommet de la colline, nous fîmes une courte halte, puis nous suivîmes la crête en nous imprégnant du parfum du matin et en savourant l'orée du jour qui se levait. Il devait y avoir des chevreuils dans le fond des combes où couraient des rus, des bêtes en bonne santé, solides et bien nourries, véritable défi pour une meute et encore plus pour un loup isolé. Il aurait besoin de moi pour les chasser, et il allait donc devoir revenir plus tard en ma compagnie ; mais il s'arrêta en haut de l'éminence, les poils agités par la brise matinale, les oreilles dressées, et il regarda le vallon où l'attendait le gibier. « Bonne chasse. J'y vais, mon frère ». Il s'exprimait d'un ton résolu. « Tout seul ? Mais tu ne peux pas tuer un chevreuil tout seul ! » Je poussai un soupir résigné. « Bon, attends-moi, je me lève et je te rejoins ».
« T'attendre ? Sûrement pas ! J'ai toujours dû te devancer pour te montrer le chemin ». Et, vif comme la pensée, il m'échappa, dévalant la pente comme l'ombre d'un nuage que le vent souffle. Avec l'éloignement, mon lien avec lui s'effilocha, se rompit et resta en suspens comme du duvet de pissenlit dans la brise ; naguère secret et intime, il s'ouvrit, s'épanouit comme si le loup avait invité toutes les créatures du monde à partager notre union. Toute la trame de vie du versant grandit tout à coup dans mon c½ur, et chacun de ses brins était relié et entretissé avec tous les autres. C'était trop magnifique pour que je garde cette sensation pour moi ; il fallait que je rattrape le loup, je devais partager avec lui une matinée aussi merveilleuse.
« Attends-moi ! » criai-je, et mon propre cri me tira du sommeil. Je clignai les paupières. Ma bouche était pleine d'onguent et de poils du loup, et mes doigts étaient enfoncés dans sa fourrure. Je le serrai contre moi, et, sous mon étreinte, ses poumons laissèrent échapper le dernier soupir qui y restait prisonnier. ¼il-de-Nuit était mort.


Vous voyez le lien, n'est-ce pas ? Je me suis toujours senti un peu loup... et Kazan pour moi c'était plus qu'un chien. C'était un ami, on était de la même meute. Peut-être est-ce compliqué à saisir... Laissez-moi vous raconter Kazan. C'est ma façon d'honorer sa mémoire, de ne pas l'oublier, de l'immortaliser.

Tout a commencé il y a neuf ans et deux jours exactement. Ce qui veut dire que tout a commencé lorsque j'en étais à la moitié de ma vie actuelle... Papa et maman ramenèrent un chien à la maison. Un beau petit labrador dont je trouvais le nom : Titan. Sauf que... voilà, un labrador, ca joue plus avec les voleurs que ca ne les effraie. Alors Titan ne resterait pas. Un imposteur prendrait sa place. C'est là qu'est arrivé Kazan. Il a cohabité un petit moment avec Titan, une histoire de quelques heures, je crois. Autant vous dire que je n'étais pas très heureux...

Sauf que... je peux pas détester un animal. Je ne peux que les aimer... Et Kazan m'a très vite conquis. Il est vite devenue mon « gros nounours » comme je l'appelais plus jeune... C'était une grosse boule de poil toute mignonne dont j'espère il me reste des photos. Je me rappelle quand on a été voir ses parents. Son père avait la taille d'un veau. Kazan lui était moins grand, mais il en imposait. Oh oui... un petit tigre, version chien.

J'ai beaucoup de souvenirs et peu à la fois avec lui parce qu'il s'agissait d'un quotidien. Mais je me rappelle les fois où il a vu la neige, je me rappelle la mer où il mangeait les crabes en prenant soin de leur retirer leurs pinces pour ne pas se faire pincer. Il était très intelligent. Il comprenait tout... D'ailleurs chaque fois que quelqu'un venait à la maison, il avait droit à son numéro : assis, couché, sur le dos, la patte, l'autre patte, saute, chante, ferme la porte, ... Il ne s'en lassait pas, tout comme nous. Il comprenait tout ce qu'on ne lui avait pas appris, aussi. Franchement, au risque de sortir un cliché, il ne lui manquait que la parole.

Sa présence a toujours été rassurante, vous savez. Je veux dire, quand vous vous leviez le matin, vous saviez qu'il allait vous faire la fête. Idem quand vous vous absentiez quelques heures et que vous rentriez. Si vous entendiez du bruit, vous pouviez rester au lit en vous disant que « Kazan est là » ou bien choisir, comme moi parfois, de faire le tour de la maison avec lui. Une petite escapade nocturne, rien de tel pour prendre du bon temps. Comme moi aussi, quand vous aviez un moment de blues, vous n'aviez besoin de rien lui dire. Il posait sa tête sur votre jambe, vous jetait un regard, comme un ami vous aurait posé la main sur l'épaule en vous jetant un sourire. Pas besoin de parler, tout se passait dans le ressenti...

Le nombre de fois ou mon visage s'est enfui dans son pelage... J'ai été vraiment chien. Vraiment. Après avoir passé un été à faire la carpette sur les carrelages, lui et moi, on a créé de forts liens. Je me suis amusé à l'imiter, à essayer de le comprendre, autant que lui nous comprenait. Ca semble bête mais j'ai gardé des traces... Vous me verrez plutôt m'étirer les pattes vers l'avant que vers le haut, vous m'entendrez parfois grogner dans un moment de hors contrôle. Vous m'entendrez souvent imiter le chien, par simple amusement. J'adorais l'embêter en l'imitant...

Et puis, il y a eu le mois de juin. Kazan a montré des signes de fatigues, de la difficulté à marcher. Il pleurait à chaque mouvement qu'il faisait au point que ca en devenait insupportable... Je suis déjà monté me coucher pour ne plus l'entendre... Et je suis redescendu de nombreuses fois en pleine nuit pour poser mes mains sur son corps et tenter de lui transmettre de l'énergie. Vous trouvez ça bête ? Moi aussi... mais j'avais la sensation de faire quelque chose, vous comprenez ? C'est si dur d'être impuissant...

On lui a donné des médicaments, ca a été un peu mieux. Mais depuis un petit temps à présent il a beaucoup de difficultés à marcher. Vendredi matin, quand je me suis levé, il avait fait ses besoins sous lui. C'est presque acceptable, dit comme ça. Mais la vérité, c'est que quand vous voyez ça, vous pensez : il s'est pissé dessus et en a foutu partout. Oui, c'est moins joli... J'ai nettoyé, évidemment. Je n'allais pas laisser mon chien ainsi. Et puis, je l'ai aidé (forcé) à se mettre debout, pour aller dehors. Mon grand frère venait de téléphoner à mon père qui disait qu'il allait falloir appeler un vétérinaire pour le « laisser partir ». Le tuer, quoi. Je devais partir, ce jour là, pour voir une personne qui me donne du bonheur et que je remercie d'être là. J'ai rangé le seau d'eau et le torchon, puis j'ai été m'asseoir à côté de Kazan, dans le pot de fleur (c'était plus facile pour lui, car surélevé, il pouvait mieux se relever par la suite) près de l'étang, et j'ai pris mon déjeuner avec lui, pensant que ce serait nos derniers moments. Quelques larmes ont coulé, mais j'ai vite arrêté. Je devais « accepter ».

Finalement, Kazan n'a pas été euthanasié vendredi. Aujourd'hui on est dimanche, je l'ai aidé à se lever en passant une serviette autour de lui, en guise de harnais. Je l'ai aidé à marcher pour qu'il aille faire ses besoins. Quand il est rentré, il a à nouveau fait ses besoins sous lui, bien qu'il ait fait dehors une minute auparavant. Ma voisine dit que quand les animaux commencent à se faire sur eux, c'est qu'ils se vident avant de mourir. Réjouissant, n'est-ce pas ? Je crois que je la crois... Quelle autre explication y aurait-il ? J'ai à nouveau essuyé... Je l'ai rassuré en lui disant que ce n'était pas grave. Mais son regard me disait bien qu'il savait. Qu'il sait. Et je crois qu'il le demande... il y a une sorte de supplique mêlée à la honte et à la souffrance d'être dans cet état-là dans ses yeux.

Demain, j'irais avec mon père pour euthanasier Kazan. Pour qu'il « meurt bien » comme dit le mot. Mais moi... moi je pense qu'on ne meurt jamais bien. Car pour ceux qui restent, ce n'est jamais bien. Et même si je sais que mon chien sera délivré de la douleur, je me demande ce que je ferais, moi, pour me délivrer de la mienne. Parce que j'aurais perdu un ami, une personne, une partie de moi... une présence qui, bien des fois, a été la seule à me donner envie de rentrer chez moi, dans les coups durs. Une présence qui ne m'a jamais fait défaut. Une présence qui m'échappera, bientôt.

Je ne pense pas qu'on puisse tous comprendre la douleur de chacun. Mais ce que je crois, c'est que les mots y aident et que les mots permettent d'évacuer. Je crois aussi qu'ils permettent d'immortaliser, de figer. Si vous ne connaissiez pas Kazan, vous avez à présent un court aperçu de ce qu'il est vraiment. Et c'est la seule chose que je suis capable de faire pour lui... Lui être fidèle jusqu'au bout. Parce que Kazan, c'est ma meute

# Posté le dimanche 19 juillet 2009 10:19

Saule Pleurant

Je suis un saule dont les larmes sont sèches, d'avoir brassé tant de vent.

J'ai longuement erré au gré des brises et à la pointe des lames,
J'ai souvent coulé sous les vagues pluies qui abandonnaient les armes,
Celles qui me lavaient du sang des vivants qui n'étaient plus venus me border,

J'ai surtout vécu comme le héron, attendant la marque du destin, celui du bon
Le bon dieu qui, clément, me déracinerait avant que j'aie fait mon temps,
Qui m'apprendrait l'aventure avant de plier sous le poids des ans.

J'ai vécu simplement, m'abreuvant des averses versées par les yeux des gens,
Ces pauvres hères qui, pleurant, oubliaient leur présent,
Hantés par le passé et les souffrances.

Je revois encore leur aisance...
Leur aisance à la dépendance.
J'ai toujours aimé apprendre, vivre et souffrir seul, en silence

Mes larmes ont toujours servi de semence à des fleurs,
Et non pas à des heurts.
Je suis un saule pleureur, qui désormais ne pleure plus

Je suis un saule, un peu ivre, au c½ur débordant,
Un peu fou, et de la vie ô combien savant,
Pauvre romantique, tu n'es plus qu'un arbre de plastique,
mis au rebut.

# Posté le vendredi 13 février 2009 14:49

Modifié le vendredi 13 février 2009 15:08

L'ennui


Je m'ennuie...


Source incessante de questions existentielles, l'ennui est un monstre qui veille à chacun des carrefours qui parcellent votre journée.

Au détour des cours, le plus souvent, lorsque vous êtes adolescents, il vous prend au corps et étend son pouvoir d'abord dans votre estomac. Ce dernier se languit de manger, il gargouille et introduit la gêne en vous de l'entendre ainsi si grossièrement chanter. Et puis il y a le produit de la digestion même, qui se met à vous presser, de plus en plus, devenant au fil de l'heure de plus en plus urgent.

En élève plus ou moins bien élevé que vous êtes, vous n'oserez jamais vous lever ou bien même demander l'autorisation de vous rendre au lieu d'aisance, et c'est pourquoi, instinctivement, votre jambe droite, à moins que ce soit la gauche ou encore les deux, se met à balancer dangereusement et à battre la mesure des mots du professeur.

L'oppression d'un quelconque objet, d'une phrase choquante, d'un humour incongru, ou quoique ce soit d'autre d'un tant soi peu perturbant vous injecte ce liquide dans la prostate, et vous devez faire un incommensurable effort pour ne le laisser se déverser dans le précipice de votre caleçon.

Voilà ce que fait l'ennui...et puisqu'il est sournois, il s'empare de vous, et vous donne la bougeotte pour se communiquer. Regardez votre voisine jouer avec son portable, et l'autre faire cliquer son bic. Devant vous c'est les regards incessant sur la montre qui témoigne de la présence de cette bête monstrueuse. Impossible de la repousser, c'est une partie de vous commune à tout être sur cette planète. Le combattre ? Oh, vous pouvez essayer, mais il serait tout de même prétentieux de penser y arriver. On ne s'attaque pas à un fruit de la condition humaine à nous seuls. C'est comme exiger d'un arbre qu'il se mette à nu en plein été. A moins de traverser le globe, vous n'y parviendrez pas. Et encore, là-bas ce serait l'hiver, comme quoi ! La seule façon serait peut-être bien encore de tuer l'arbre, pour qu'il perde feuilles et fruits, et qu'il n'en reste qu'une enveloppe morte qui pourrira là pendant quelques années.

Glorieux, charmant. Si humain, pourtant. Entre bûcheron et assassin au final, il n'y a que le parti écolo qui fait la différence.

Non, vraiment, si tuer l'arbre lui permet de perdre ses feuilles et ses fruits, et de, par conséquent, le débarrasser du fardeau qui l'oppresse, il en va nécessairement de même pour l'homme. Si vous voulez détruire l'ennui qui lui pèse dans la poitrine, enlevez-lui ce qu'il a dedans.


Je meurs d'ennui...

# Posté le samedi 10 janvier 2009 15:48

Citations

Citations
"Les remèdes de grand-mère...faut laisser ça aux jeunes"

"A quoi ca sert de mettre des rideaux et du papier-peint dans une pièce vide et inhabitée ?"

"C'est comme le vert à moitié peint"

"On dit toujours qu'il faut pouvoir tourner la page...Mais que faire lorsqu'on veut toujours relire les mêmes lignes ? L'amour, ça reste du bovarysme: une faculté d'illusion à but compensatoire, pour ne plus voir la vie en noir..."

"Tout ce qui vit meurt, je meurs de vivre tout ce que je vis."

"Les noix, c'est les seules choses qu'on apprécie pour leur valeur, bien qu'elles soient à la noix..."

"On peut toujours arrêter de faire tourner les aiguilles de nos vies, il y aura toujours bien un moment où nous serons en phase avec notre temps, à l'image de l'horloge arrêtée sur 13h21, qui chaque jour est une minute à l'heure."

"Qui ne dit mot consent...mais qui murmure est médisant."

"Un homme est idiot lorsqu'il ne sait plus qu'il l'est. Comment savoir si le monde entier est sain d'esprit ?"

"Si tu n'as rien à dire, autant le dire !"

"J'ai la tête qui ne tourne plus en même temps que le monde : j'ai des vertiges"

"Ta chance, ce n'est pas d'avoir des amis, c'est de considérer l'amitié comme en étant une..."

"Révolte soporifique des paupières sur le goufre de mes yeux, qui tombent sous le joug triste de morphée, sans un adieu."

"A notre époque, même le temps n'a plus le temps de prendre son temps"

"Tempus fugit...c'est à moitié faux, tout comme nous ne sommes qu'à moitié latin"

"Pardonnons tous à Dieu, notre père, qui, par cette filiation douteuse, fait de nous tous des bâtards..."

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# Posté le mercredi 15 octobre 2008 05:49

Modifié le samedi 10 janvier 2009 13:05

Foire aux questions...

Foire aux questions...
Marre de n'avoir rien à faire ?
Ras le bol de devoir tuer le temps ?
Exaspéré par toutes ces questions qui vous passent dans la tête ?


L'ami Jéjé (l'auteur) vous répond =D !!! Posez-lui toutes les questions que vous désirez, il y répondra de son mieux ;)



A vos claviers !!!


◙ Renaud, Posté le samedi 16 août 2008 17:37

Ok...

Pourquoi j'suis encore célibataire ? ^^


>>> Sans doute parce que tu n'es pas encore venu me voir =D ?

◙ SilverJ7, Posté le dimanche 17 août 2008 22:52

Hey, cool ton Sky
Tu as envie de gagner un ipod de skyrock ?


>>> Merci, j'étais sûr que tu apprécierais de faire un peu de pub =) Et, non, je n'ai pas envie, mais c'est bien gentil, merci =D .

◙ GenisPowa, Posté le lundi 18 août 12:50

Sale enfoiré qui me pique mes articles


>>> Mort de rire ! Je cherche le point d'interrogation, mais je le trouve pas. Alors je réponds au hasard : euh...c'est celaaa ouiiii =D

◙ vision-davnir , posté le dimanche 19 octobre 2008 17:26

Vraiment?

Pourquoi ne blog n'est jamais visité?


>>> Sais pas...peut-être car y a peu de nouveautés ? J'y vais de temps en temps moi en tout cas =°

◙ Sarah, posté le mardi 21 octobre 2008 20:40

pourquoi que tes pas a mon kot en train de boire une bierre avec moi ?


>>> Parce que je bois que des kriek ou du pékêt !!!! =P Enfin, je viens demain, alors prépare psychologiquement ton frigo à faire régime =D

◙ De GenisPowa, posté le dimanche 07 décembre 2008 13:22

C'est quoi ton rêve ?


>>> Et bien...je ne sais pas trop. Vois-tu, j'ai parfois l'impression de m'en inventer pour trouver une bonne raison de continuer à faire partie de ce monde... Mais après tout, n'est-ce pas le but d'un rêve ? De se battre pour l' "atteindre" ? Je mets des guillemets car le but n'est évidemment que de le frôler, l'atteindre reviendrait à arriver au moment où l'on doit mourir, je crois... Ce à quoi j'aspire le plus pour le moment, c'est la tranquillité, la sérénité de l'âme. La paix aussi, partout la paix... Et puis, l'amour, évidemment. Mais sont-ces des rêves ou des besoins, je n'en sais trop rien. Voilà pour te répondre...

◙ De Renaud, posté le lundi 08 décembre 2008 21:15

Ça va ? Quoi d'neuf depuis l'temps ? :)


>>> Oui je vais bien :) J'espère qu'il en va de même pour toi. Je n'ai rien de bien neuf qui soit chouette à raconter, cependant je serai ravi de tailler bavette avec toi dans un futur proche =) Généralement je suis connecté sur ma vieille adresse msn le week-end, et parfois même en semaine.
Quoiqu'il en soit, je te fais un gros bisou (;

Retrouvez-moi là : http://Aenaril.za-gay.org

# Posté le vendredi 15 août 2008 07:27

Modifié le mardi 09 décembre 2008 07:17

Hommage au pianiste, qui un jour sortit le cliché nommé "Give me life"

Hommage au pianiste, qui un jour sortit le cliché nommé "Give me life"
Laisse-moi donc te conter l'instant d'une inspiration, la note qui fait vivre une chanson. L'art est un endroit ou tout commence quand le temps s'arrête...

Posé à la table de la terrasse, je l'écoute jouer avec envie, parce que son art semble lui donner le feu nécessaire pour s'inventer une vie. Ses doigts courent sur le clavier, ses pieds battent la mesure. Mais ce qui est plus magique, encore, c'est ce qui chante autour de lui. Son souffle s'harmonise sur la mélodie, et les paroles s'inventent avec le bruit d'un couvert, d'une chope que l'on pose, d'une porte qui s'ouvre, du vent qui s'engouffre. Tout menace de s'écrouler sous ces bourrasques d'un vent qui trouve le ciel trop bleu. Mais l'ensemble de son monde tient en entier dans les notes de sa musique, qui s'alignent instants après instants, vie après vie. Ses mains chantent l'été, sa voix l'hiver passé, le rythme le printemps, et toutes les couleurs de l'automne composent le décor orangé de son monde. Cet homme chante ses joies, ses peines, son infortune, aussi naturellement qu'un loup sous la lune, il s'use les doigts, les cordes vocales, use les touches et touche les hommes par la simplicité d'un art si difficile à maîtriser.

Pourquoi est-ce que je me trouble, que je tremble ? Est-ce le vent du dehors ? Est-ce le ciel qui se reflète en moi ? Ce sont ces images, qui passent au travers du carreau, d'un homme qui existe quand il joue du piano. Très vite je ne tarde pas à voir son visage me sourire, et son chant me parle et m'incite à vivre. Alors il perce ma prison de verre, et fait circuler mon sang gelé de l'hiver, en m'offrant le printemps. Ma vie rejoint sa mélodie, et elle murmure : give me life. Un flash, et c'est lui qui m'offre l'éternité.

# Posté le dimanche 09 novembre 2008 06:59

Un jour, j'ouvrirai un camp de vacances...

Un jour, j'ouvrirai un camp de vacances...
Onze enterrements.

Des problèmes de familles qui battent des records.

Des tournants dans ma vie comme on en voit que dans Dallas.

Des histoires digne des feux de l'amour.

Des maladies à la Dr. House.

Des secrets lourds à porter.

Des week-ends qui tournent au désastre,

Des camions qui foncent dans les trains,

Deux crashes de voiture pour commencer la journée...



Et une chambre d'ami. Pour 250 euros, vous êtes cordialement invités à vivre un incroyable séjour aventure dans mon agréable foyer !!!


Réduction enfants : -50%
Prix en saison : 100 euros

A venir : crimes à élucider, suicide collectif, des inondations, et quatre enterrements (possibilité de reporter les séances)

# Posté le mardi 21 octobre 2008 15:03